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Oncle Lester

Philly, jazz et coton

Claudia Boutin
25 juin 2010

You wanted the best, you got the best !

Le facteur surprise est à zéro lorsqu’on me dit que le dernier The Roots est excellent : « ?uestlove est à son meilleur (avec le retour du peigne dans sa tignasse), How I Got Over est un album plus mature, à la fois old school et novateur, et cetera, et cetera ». Détrompez-vous, je ne me plains pas du statut intouchable du groupe de Philly: il est la seule et unique raison pour laquelle on pourrait avoir le goût de se taper les gags d’un Jimmy Fallon un peu redondant, le house band de rêve !  Je les attends de pied ferme mercredi prochain, dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal (noooon, de Mourial ? Vraiment ?), avec leur reprise de Jungle Boogie de Kool & The Gang, leur danse en ligne et leur beat à tout casser. Mais de me dire que The Roots surprend par la qualité de son matériel, c’est le meilleur pléonasme depuis « j’ai juste une dent dans bouche », ou bien « j’ai plus un cheveu sur la tête ».

Crédit photo: Magnum K.I.

En revanche, ce serait bien rafraîchissant de lire ou d’entendre la question suivante : pourquoi est-ce que ce n’est pas Magnum K.I. qui se retrouve en première partie lors du concert du 30 juin ? Fraîchement arrivé dans la famille de Foultone Records, le groupe de Thunder Bay/Winnipeg opère comme réchauffe-salle des Roots depuis quelques temps déjà. Leur premier LP contient juste assez d’ingrédients « rootsiens » pour assurer un lien commun avec la bande de ?uestlove (notamment avec les pièces Eyes on Fire et Dreaming), sans compter les voix suaves (entendre ici: douce, bien fondue) de Rob Crooks et Ismaila qui s’éclatent sur des rythmes jazzés et bien foutus (Ol Skool et les arrangements de Dj Kutdown). Mais bon, en bonne maîtresse qui tape du pied, je les applaudirai deux fois plutôt qu’une lors de leur passage à Pop Montréal en automne. En attendant, l’écoute de Magnum K.I. (et le visionnement de Magnum P.I. , tiens donc !) est chaudement recommandée,  que vous possédiez un ghetto blaster ou pas !

Du hip hop côte-ouestien canadien s’il vous plaît !

Les membres de Sweatshop Union, super collectif originaire de la Colombie-Britannique,  présentent  leur dernier effort en format «triplés frais-faites» : trois albums parus en simultanée le 15 juin dernier, menés par des duos au sein de leur crew. On retrouve Marmalade et Dusty Melodica sous le nom de Pigeon Hole, avec le LP Age Like Astronauts; Trillionaire$, mené par Metty the Dert Mertchant, présente d’intéressante collaborations sur By Hook or by Crook; l’équipe Dirty Circus (Metty the Dert Merchant et Mos Eisley) produisent, selon mon humble avis, le triplé le plus musclé, fortifié par un duo mélodique avec Shad. Seul bémol: la pochette de leur Alive and Well semble sortir des archives de Papa Roach. Cela dit, beaucoup de noms à retenir; je vous conseille d’aller visiter le site web d‘Urbnet pour avoir plus d’informations sur leurs protégés.

En attendant que Sweatshop Union vienne faire son tour à Montréal (utopie, quand tu nous tiens…), vous pouvez toujours vous mettre sous la dent l’excellent United We Fall (Battleaxe, 2005) : une intro atomique (Square One) et une référence délicieuse à Office Space attendent les plus cinéphiles d’entre vous, chers homies !

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Oncle Lester

Claudia Boutin

À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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