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Oncle Lester

Oncle Lester et sa patate chaude vont sur Masson

Claudia Boutin
30 novembre 2010

Oui, une pétaque chaude. Bien bouillie, enduite d’huile d’olive et parsemée d’épices cajun, emballée dans un sleeping bag d’aluminium au four. Les noces d’argent approchent: ça fera bientôt vingt-cinq ans qu’elle et moi faisons chambre commune. Non content d’être ancré dans une métaphore du style quand-tu-marmonnes-je-comprends-rien-parce-que-tu-passes-ta-journée-à-faire-d’la-recherche-tu-seule, le dit tubercule s’immisce depuis quelque temps dans la Plume de l’humble blogueuse que je suis. Bouche et main droite s’enfargent maintenant dans leurs mots. Mais, toutes les deux, nous reprenons du service ce soir, après quelques heures attablées chez Baptiste, coin 7e avenue et Masson. Qui aurait cru que féculents et musique country pouvaient former un tout si nourrissant ?

La early bird special en moi fut bien heureuse d’être arrivée pile poil à 20h, assistant ainsi au laborieux test de son de Caloon Saloon et du grattage de cordes/1-2-1-2 qui s’en suit : « on va jouer deux tounes, mais c’est pas encore le show », une précision amenée par le chanteur et contrebassiste Michel-Olivier Gasse, toujours bien sympa entre les chansons. Une douceur qui, parfois, gagnerait à être un peu moins polie. La reprise de 40 000 tonnes d’Urbain Desbois était en ce sens un bon moment égratigné : les traits se sont endurcis, ça a contaminé le reste du groupe et quelques onomatopées bien gueulées se sont avérées plus puissantes que la Scotch Ale. Ma compagne patate s’est mise au Perrier, alors…

Comme toujours, la crème de la crème est présente aux concerts de Caloon. Hier soir, tout le monde y était : Tom Waits qui speak le french, Hank Williams, WD-40, une cantatrice canaillesque  et surtout, les costards version Saloon (non mais, chapeau pour les…chapeaux ?).

Seul hic : la soirée étant bien avancée, nous avons dû quitter après quelques pièces seulement des Revenants. Juste assez pour se croire dans un film de Leone, faire claquer ses bottes en montant dans la 47 et dire au chauffeur, regard perçant inclus: «Every gun makes its own tune ».Une option moins angoissante (du moins, pour celui ou celle derrière le volant et qui risque de ne pas tolérer votre schizophrénie cinématographique) serait de vous frotter aux épines du Premier EP. Peut-être deviendrez-vous un Beau Danseur par la suite.

La semaine prochaine chez Baptiste : des Canailles qui ne manqueront certainement pas de gazoline.

Caloon Saloon seront (sera ?) en spectacle le 15 décembre prochain au Divan Orange, en première partie de Sunny Duval et les Cuisses Noires.

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À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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