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Oncle Lester

Anna Calvi: une torpeur délicieuse…redux !

Claudia Boutin
12 avril 2011

***Concert annulé en mars 2011 ? Pfff, ce n’est plus un problème ! Dans le cadre de sa sixième édition, le Festival Osheaga est fier de vous présenter la superbe Anna Calvi (bon, je leur mets quelques mots en bouche, il est vrai…) !

Paru le 18 janvier dernier, l’album homonyme de la londonienne Anna Calvi est un des meilleurs qu’il m’ait été donné d’entendre dernièrement. Toutes langues confondues, tout bidouillage d’instruments compris.

La jeune chanteuse offre un univers très cinématographique, où des guitares lancinantes à la Ennio Morricone rencontrent les rythmes sordides utilisés par David Lynch. Je pense entre autres au générique de Lost Highway et ses images épileptiques, au désert glauque où les personnages de Bill Pullman et Robert Blake s’affrontent : Anna Calvi m’a foutu la trouille (Rider to the Sea, Blackout).

Parce que sa voix semble sortir tout droit d’outre-tombe (Darkness Is Coming) ou d’un cabaret clandestin des années 1920 (No More Words). Et c’est parfois si suave, riche et parfumé qu’elle en vient presque à donner la nausée. Presque. Là où les élans médiévaux de Florence Welch m’agacent, la grandiloquence de Calvi se compare à celle d’Édith Piaf, à qui elle rend hommage avec sa reprise de Jezebel. Cette dernière pièce ne figure malheureusement pas sur l’album, mais le single est disponible en version numérique.

Une écoute chaudement recommandée, et qui sait ? Peut-être qu’un jour, des ninjas-hipster viendront exécuter un karatéka dans la gueule de votre voisin de métro qui, innocemment, vous aura demandé: « mais qui donc est Anna Calvi ?».

Pas encore de commentaire.

Oncle Lester

Claudia Boutin

À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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