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Oncle Lester

The Night of the Hunter au Cinéma du Parc

Claudia Boutin
29 mai 2011

Non contente de lancer des fleurs au Cinéma du Parc pour sa programmation incroyable des dernières semaines (Mon premier film, Festival du Cinéma Israélien, le quarantième anniversaire du Clockwork Orange de Kubrick), je dépose maintenant à ses pieds le contenu entier d’une pépinière. Kung Fu Panda 2, tu peux toujours attendre.

Du lundi 30 mai au jeudi 2 juin, The Night of the Hunter (1955) sera projeté sur grand écran en format 35mm. Basé sur un fait vécu et adapté du roman de Davis Grubb, le film est scénarisé par James Agee (The African Queen), grand critique de cinéma, et comprend à son générique des acteurs légendaires tels que Shelley Winters, Lillian Gish (muse de D.W. Griffith) et Robert Mitchum. Alors qu’il partage la cellule de deux bandits condamnés à mort, le révérend Harry Powell (Mitchum) apprend l’existence d’un butin caché sur la ferme d’un des prisonniers, Harper. Persuadé que les enfants de Harper furent ses confidents, Harry, tueur en série sous la soutane, charme la veuve du défunt (Winters) et l’épouse pour mieux la zigouiller. S’entame ensuite une chasse à l’homme (ou aux morveux, aux dires du personnage) entre le dangereux révérend et les petits…sans compter l’arrivée de la musclée Rachel (Gish), qui se porte au secours de John et Pearl. La direction artistique est à couper le souffle, et je lève ma calotte aux scènes tournées sous l’eau…je me tais.

Première (et dernière, de ce fait) réalisation de l’acteur britannique Charles Laughton, Night of the Hunter est une consécration époustouflante du film de genre : intrigue policière, ton mélodramatique, lumière expressionniste et décors horrifiques, personnages typés mais re-dynamisés sous la plume et l’oeil cinéphiles d’Agee et de Laughton, grand lecteur de récits gothiques et de science-fiction. En ce sens, le film est beaucoup plus qu’un melting pot bien ficelé: c’est une célébration du métissage, un hommage au cinéma, cet art pluridisciplinaire aux possibilités infinies, et au métier d’acteur, Laughton étant reconnu comme un directeur d’acteurs passionné et libéral.

À voir, point final. Si ce n’est pas en salle, le film est disponible dans les clubs vidéos spécialisés et pour les vrais de vrais, l’édition de Criterion est à se tordre de plaisir: la bave qui coule, faire le bacon dans le salon, etc.

Horaire disponible ici.

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Oncle Lester

Claudia Boutin

À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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