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Oncle Lester

Le Red Hot & Blue, jour 1

Claudia Boutin
2 septembre 2011

On a peut-être manqué le shooter de rhum offert aux early birds, mais Bangbang était tout de même présent à la première journée du Red Hot & Blue Rockabilly Weekend. Quelques impressions, une fois les lacets dénoués et les pieds repus.

La pensée du jour: il y a les enfants et la chocolaterie de Willy Wonka. Les chats errants et un aquarium bien rempli. Les pèlerins et Compostelle.

Et il y a Marina Vintage Style, une boutique ayant pignon sur rue au coin d’Ontario et de la Visitation

Ouvert en décembre dernier, l’endroit, également un studio de photographie, est une véritable mecque pour les amateurs de mode pin up et de style vintage. Le public du Lion d’Or a vu défiler hier des vêtements signés Trashy Diva, Bettie Page Clothing et, surtout, des morceaux conçus par Marina elle-même. Une exclusivité présentée avec candeur par les danseurs de Jive Studio, une belle troupe de mannequins qui paradait en quatre temps. La collection sera lancée en octobre prochain et on nous promet de requinquer au goût du jour  la jupe en ligne A et les corsages à fleurs. Messieurs, sachez que vous ne serez pas en reste si votre douce vous entraîne à la boutique : un espace de shopping vous est réservé, avec de jolies chemises (boule de bowling non-incluse); si le coeur ne vous en dit pas, il y a un banc très confortable pour votre corps fatigué, devant les cabines d’essayage…vous vous surprendrez à fredonner my girl is red hot

Côté musique, le festival a démarré en trombe avec la prestation enflammée de Buzz Campbell. Pas étonnant que les Stray Cats l’aient choisi comme artiste-invité lors de leur tournée d’adieu en 2008: Campbell est un Grand Guitariste et s’il y a quelqu’un qui peut se permettre de reprendre Runaway Boys (LA chanson mythique des SC), c’est bien lui. Même son de cloche du côté de son groupe, avec un batteur qui, le temps d’une chanson, a pour grosse caisse une boîte de carton, et avec un contrebassiste qui donne carrément la fessée à son instrument.

Campbell, Stinky et Bowler sont revenus sur scène un peu plus tard, cette fois-ci pour accompagner Levi Dexter. L’entrée du chanteur anglo-californien sur scène a déclenché un tollé d’applaudissements. Il vieillit bien le monsieur, et n’a rien perdu de son sens du style, alors qu’il revêtait une chemise à motifs de léopard, des chaussettes fluo et une ceinture faite sur mesure : LEVI DEXTER, pouvait-on lire sur son popotin, alors qu’il exécutait des mouvements de danse assez impressionnants. Âgé de 54 ans, Dexter est reconnu pour l’énergie explosive dont il fait preuve sur scène: il est un véritable félin, sautillant de la contrebasse de Bowler jusqu’à son micro plaqué or tel le plus agile des hepcats. Les fans les plus aguerris ont pu s’éclater sur les grands succès du chanteur (notamment The Other Side of Midnight et Let’s Roll, assez enflammées), alors que les néophytes ont pu taper du pied sur des rythmes classiques. Johnny Burnette y est passé avec Lonesome Train, ainsi que Baby Let’s Play House popularisée par le King et Put Your Cat Clothes On de Carl Perkins; le tout était si rapide que je ne peux que lever mon chapeau aux danseurs qui se sont aventurés sur le plancher de danse.

On attend avec impatience la soirée qui s’en vient, avec The Shakedown Combo, Sit and Die Co, le grand Huelyn Duvall ainsi que Bloodshot Bill jouant debout, avec The Hand-Cuffs. Dès 20h45, au Lion d’Or !

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Quelques clichés de la soirée d’hier, gracieuseté de Marie-Claude Fournier !

Un commentaire
  • Anne
    2 septembre 2011

    Oh my GOD les photos!!!!

Oncle Lester

Claudia Boutin

À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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