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Oncle Lester

Quand le Red Hot & Blue fait rugir le Lion d’Or: jour 2

Claudia Boutin
3 septembre 2011

Sonny Burgess and The Legendary Pacers. Ce soir. En terre montréalaise. Il y a de quoi avoir le hoquet.

En attendant d’accueillir au Lion d’Or une des plus grandes légendes de la musique rockabilly (et de voir s’il a toujours son costard rouge),  quelques mots sur la soirée d’hier qui fut sans aucun doute le meilleur T.G.I.F. en ville. S’il nous fallait parler en langage de cocktailologue, voici ce à quoi nos gorgotons ont eu droit en ce deuxième jour de festival.

Naranjada, por favor !

Premier à fouler la scène, The Shakedown Combo a fourni le boost de sucre qu’il fallait au public pour se réveiller. Un peu comme le ferait une orangeade bien fraîche servie dans un shack à tacos, quelque part entre les frontières américaines et mexicaines. Le trio de la Nouvelle-Écosse produit un son près des rythmes gras et étranges que préconisent des cinéastes comme Robert Rodriguez (Planet Terror) et Quentin Tarantino (Death Proof): très road trip en plein désert, entraînant et étourdissant à la fois; pensez à l’impression que ça vous fait lorsque vous regardez un point fixe sur un paysage se défilant à toute vitesse devant vos yeux. Le groupe a trouvé en Miss Kimmi plus qu’une contrebassiste. Au-delà de son style néo-gothique, la jeune femme impressionne par ses talents de percussionniste: elle n’hésite pas à renchérir le son bien gras de son instrument en le transformant en tambour; tape les cordes, tape le bois, tape les cordes, tape le bois, si bien que le rythme tend parfois vers le psychobilly.

Gin and tonic hillbilly, please

Une belle découverte que furent les new-yorkais Sit & Die Co. Le groupe est apparu sur scène dans des habits dignes de la belle époque du Sud, tout de coton blanc vêtu, chapeaux de canotier et cravates inclus. « Ballads, boogies and blues is what we do» : tel est leur slogan, et je peux vous assurer que c’est ce que la manufacture a produit. Allez voir leur superbe site web, vous verrez…Pétillant et désaltérant à souhait !

Whiskey avec un twist

Tout de suite après, Huelyn Duvall s’est révélé très sympathique avec la foule, interagissant à plusieurs reprises avec elle et posant aux côtés de fans à la toute fin de la soirée. Ce sont toutefois les montréalais The Howlin Hound Dogs qui ont pimenté  la performance du chanteur texan. La chochotte en moi a trouvé cela émouvant (oui, oui) de voir cette belle bande énergique suivre respectueusement le rythme d’une légende tel que Duvall. Il y avait de la fébrilité dans l’air.

One burbon, one scotch, one beer

Bloodshot Bill and The Hand-Cuffs sont comme le dernier verre qui s’éternise, alors que les aiguilles de l’horloge frôlent les 3h; il faudrait penser à rentrer, mais c’est si bon que c’est tout simplement  impossible. En one man band, BB est toujours impressionnant; le voir jouer debout est une expérience toute aussi explosive. Les grognements à la Screamin’ Jay sont toujours présents, poussés cette fois-ci entre deux coups de maracas et quelques pas de danse. Pas de répit pour les danseurs, alors que le plancher n’a jamais dérougi, pas même lorsque le saxophoniste s’est élancé dans la foule tel un Steve Mackay (Fun House, The Stooges, 1970) des temps modernes. Un moment fort: la reprise de Red Headed Woman de Burgess, jouée à un rythme infernal, stroboscopique. Et l’album, c’est pour bientôt ?

Le plaisir continue ce soir, dès 20h45, avec Filly and The Flops, Sir Burgess et The Kingmakers. Laissez vos escarpins à la maison: un cours de jive sera offert par Jive Studio, suivi d’un concours de danse.

*****

D’autres superbes clichés captés par Marie-Claude Fournier, jiveuse charmante et kid kodak  à tout casser !

2 commentaires
  • Mike Savard
    6 septembre 2011

    Ma parole, ce compte rendu est en béton. Bravo!

  • Claudia Boutin
    6 septembre 2011

    Merci !!!

Oncle Lester

Claudia Boutin

À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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