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Oncle Lester

Sur la route…bientôt !

Claudia Boutin
16 mars 2012

C’est la bande-annonce de Dark Shadows (merci, Horreur-Web.com !) de Tim Burton qui m’a rappelée ce que c’était d’être énervée avant la sortie d’un film. Depuis un an, je consulte le web régulièrement pour voir ce qui se trame du côté de Barnabas le vampire. D’un côté, il y a la brique et le fanal; de l’autre, une rose avec presque pas d’épines. Lesquels/laquelle sera lancé(e) en premier ? Mais encore…

La boule dans le ventre est surtout due à ceci…

Réalisé par le brésilien Walter Salles (The Motorcycle Diaries), l’adaptation du roman culte de Jack Kerouac a été tourné en partie à Montréal, il y a de cela deux étés (en incluant celui de 2012). Angoisse, angoisse: un désastre en vue ? Après l’échec que fut Howl de Rob Epstein et Jeffrey Friedman, un hommage à Ginsberg plutôt raté, l’avenir des beatnik au grand écran m’apparaissait plutôt douteux. N’est pas David Cronenberg qui veut.

En entendant la voix en over de Sam Riley, le Sal Paradise d’On the Road, mes oreilles ont été rassurées immédiatement. L’acteur britannique, leader des 10,ooo Things pendant plusieurs années, a interprété dans le passé le légendaire Ian Curtis dans le premier long métrage d’Anton Corbijn, Control. Pour se préparer au rôle, Riley n’a pas eu une pléthore de matériel à se mettre sous la dent: aucune entrevue télévisuelle ou radiophonique avec Curtis-l’homme n’a été conservée; c’est le corps de Curtis-le-chanteur et sa voix caverneuse qui lui ont permis de l’incarner, en interprétant toutes les chansons de Joy Division à l’écran. Le film de Corbijn doit beaucoup (tout ?) à ce gaillard qui a su faire preuve de créativité et de rigueur, nouveau venu qu’il était. Se donner corps et voix, si on peut dire.Comme Kerouac est un homme qui affectionnait son magnétophone (vous pouvez vous procurer ses enregistrements sur le web et à la bibliothèque), il était certain qu’il y avait du boulot à faire à ce niveau pour lui rendre honneur. Et une goutte de sueur maintenant épongée !

Sinon, les premières images de cette bande-annonce, lumineuses, promettent d’être aussi chaudes que les manuscrits de JK; vous remarquerez que l’équipe a cru bon d’inclure dans le scénario les parchemins sur lesquels le roman a été originalement écrit (on voit à l’écran Sal qui gribouille). Cette version des carnets est disponible en français depuis deux ans, chez Gallimard.

Ne reste plus qu’à voir si le jazz aura la place qu’il mérite, à l’image comme à la bande-son. Sinon,  il y aura toujours Viggo Mortensen en Bill Burroughs !

Sur un écran près de chez vous, très bientôt.

Pas encore de commentaire.

Oncle Lester

Claudia Boutin

À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.

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