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	<title>Oncle Lester</title>
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	<description>À la fois nulle part et partout: un blogue loin des montres et des calendriers.</description>
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		<title>Du nouveau matériel pour The Dough Rollers</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 14:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Exit, le delta blues pour le duo brooklynois ? Peut-être bien. Les premiers mix de leur prochaine galette sont disponibles en écoute sur bandcamp, et je dois dire que le tout me laisse perplexe. Sur Someday Baby, les jeunes musiciens que sont Malcolm Ford et Jack Byrne démontraient un grand (et rare) intérêt envers le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2012/04/27/du-nouveau-materiel-pour-the-dough-rollers/tdr/" rel="attachment wp-att-339" ><img class="alignnone size-large wp-image-339" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2012/04/tdr-600x438.jpg" alt="" width="600" height="438" /></a></p>
<p><em>Exit</em>, le delta blues pour le duo brooklynois ? Peut-être bien.</p>
<p>Les premiers mix de leur prochaine galette sont disponibles en écoute sur <a href="http://thedoughrollers.bandcamp.com/track/got-me-a-bag-rough-mix"  target="_blank">bandcamp</a>, et je dois dire que le tout me laisse perplexe. Sur <a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/03/28/avant-la-bande-de-josh-homme-the-dough-rollers/"  target="_blank"><em>Someday Baby</em></a>, les jeunes musiciens que sont Malcolm Ford et Jack Byrne démontraient un grand (et rare) intérêt envers le blues sud-étatsunien. Le minimalisme de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rOyj4ciJk34"  target="_blank">John Lee Hooker</a> était au rendez-vous dans le <em>guitar picking</em> de Byrne et je vous jure que <a href="http://www.youtube.com/watch?v=5XUAg1_A7IE"  target="_blank">Big Mama Thornton</a> se manifestait par quelques spasmes vocaux chez Ford.</p>
<p>Or, cette voix rocailleuse (pensez deux paquets par jour et des effluves de whisky) est absente des trois chansons publiées en ligne; même son de cloche pour la section des rythmes : il y a bien quelques moments bluesy sur &laquo;&nbsp;Got Me a Bag&nbsp;&raquo;, mais &laquo;&nbsp;Knock On Wood&nbsp;&raquo; (oubliez Otis) et &laquo;&nbsp;Mansion on a Hill&nbsp;&raquo; se rangent du côté de la tradition indie rock, sonorités <em>sixties </em>incluses. Détrompez-vous: si vous êtes curieux et allez faire un tour sur le site,  ce qui vous attend n&#8217;est pas mauvais. Pas du tout, même. Les fans  d&#8217;Alex Turner (dont je fais partie) s&#8217;y plairont assurément. Mais c&#8217;est un virage assez surprenant, étant donné l&#8217;univers très connoté de l&#8217;album précédent. J&#8217;en viens à penser que le tout était une façon de rendre honneur aux premières influences de Ford et Byrne, et à les exorciser complètement. Il serait difficile de les blâmer de vouloir s&#8217;éloigner d&#8217;un genre musical les restreignant dans leur public : de le vivre et d&#8217;en vivre, c&#8217;est de se fermer une porte sur les grandes avenues et passer par les routes de gravier, peut-être.</p>
<p>Une sortie officielle est prévue pour août prochain. D&#8217;ici là, j&#8217;éviterai d&#8217;être de mauvaise foi et réécouterai ces nouvelles chansons. Toutefois, ce changement de direction me chicotte, car il tend la main vers la facilité. Bien des groupes réussissent à mélanger leur amour du blues à des élans pop bien réussis; rien que chez les gros noms du moment (Black Keys, <a href="http://www.alabamashakes.com/"  target="_blank">Alabama Shakes</a>), ces compromis musicaux fonctionnent très bien. À la première écoute, il émane des nouveautés offertes par The Dough Rollers non pas cette idée de compromis, mais plutôt une démarche entreprise par essoufflement. &laquo;&nbsp;La facilité&nbsp;&raquo;, disais-je. Mais quelle facilité ? Avec trente musiciens par pâté de maison, New York et sa périphérie transpirent à coups de solos et de jams bien sentis. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la raison pour laquelle je croyais voir là un groupe en pleine ébullition, qui profite de cette effervescence pour affirmer ses racines et adopter le &laquo;&nbsp;qui m&#8217;aime me suive&nbsp;&raquo; comme devise personnelle.</p>
<p>Mais bon, il n&#8217;y a que les fous pour répéter continuellement la même chose et s&#8217;attendre à un résultat différent.</p>
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		<title>Mets donc le Catl avant le buggy</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 01:53:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Rassurez-vous, je ne m&#8217;improviserai pas poétesse du chiac pour ce billet. Tout au plus, ce titre témoigne de mon INESTIMABLE talent avec les calembours et autres jeux de mots savants. Faut-il préciser qu&#8217;il sert surtout à introduire un béguin récent du côté de nos voisins ontariens ? Si notre belle métropole tape du pied et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://olester.bangbangblog.com/2012/04/10/mets-donc-le-catl-avant-le-buggy/catl/" rel="attachment wp-att-335" ><img class="alignnone size-full wp-image-335" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2012/04/catl.jpg" alt="" width="538" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: left">Rassurez-vous, je ne m&#8217;improviserai pas poétesse du chiac pour ce billet. Tout au plus, ce titre témoigne de mon INESTIMABLE talent avec les calembours et autres jeux de mots savants. Faut-il préciser qu&#8217;il sert surtout à introduire un béguin récent du côté de nos voisins ontariens ?</p>
<p style="text-align: left">Si notre belle métropole tape du pied et de la cuillère au son des Canailles, quelques coins sombres de Toronto voient leurs murs s&#8217;imbiber des notes graisseuses de Catl, un trio qui promet de faire pousser un blé d&#8217;inde sur le coin de votre bouche. Si leur premier effort était habité par les influences punk, garage et rockabilly de leurs projets antécédents, et que le second album incorporait les sonorités blues qui leur sont maintenant chères, le très prochain <em>Soon This Will All Be Gone</em> promet d&#8217;être un hymne à la vie de pub et aux joies festives d&#8217;un <em>buck </em>de bière fraîche et d&#8217;un <em>french </em>mouillé. Impossible de résister aux effluves mississipiennes de &laquo;&nbsp;Gold Tooth Shine&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Gotta Thing For You&nbsp;&raquo;, les deux extraits disponibles en écoute sur leur page <a href="http://catl.bandcamp.com/album/soon-this-will-all-be-gone"  target="_blank">bandcamp</a>.</p>
<p style="text-align: left">L&#8217;album sera disponible dès le 13 avril (ou le 14, selon la direction dans laquelle le vent souffle sur le web). Aucun passage à Montréal n&#8217;est encore prévu et je ne voudrais pas m&#8217;émoustiller trop rapidement. Vous connaissez le vieil adage&#8230;</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/G3F4EcPMvqg"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/G3F4EcPMvqg" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
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		<title>Sur la route&#8230;bientôt !</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Mar 2012 04:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est la bande-annonce de Dark Shadows (merci, Horreur-Web.com !) de Tim Burton qui m&#8217;a rappelée ce que c&#8217;était d&#8217;être énervée avant la sortie d&#8217;un film. Depuis un an, je consulte le web régulièrement pour voir ce qui se trame du côté de Barnabas le vampire. D&#8217;un côté, il y a la brique et le fanal; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est la bande-annonce de <em>Dark Shadows</em> (merci, <a target="_blank" href="http://horreur-web.forumactif.com/t4294p30-dark-shadows-2012-tim-burton?highlight=dark+shadows" >Horreur-Web.com</a> !) de Tim Burton qui m&#8217;a rappelée ce que c&#8217;était d&#8217;être énervée avant la sortie d&#8217;un film. Depuis un an, je consulte le web régulièrement pour voir ce qui se trame du côté de Barnabas le vampire. D&#8217;un côté, il y a la brique et le fanal; de l&#8217;autre, une rose avec presque pas d&#8217;épines. Lesquels/laquelle sera lancé(e) en premier ? Mais encore&#8230;</p>
<p>La boule dans le ventre est surtout due à ceci&#8230;</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-Iwd7ZXi3DM"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-Iwd7ZXi3DM" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
<p>Réalisé par le brésilien Walter Salles (<em>The Motorcycle Diaries</em>), l&#8217;adaptation du roman culte de Jack Kerouac a été tourné en partie à Montréal, il y a de cela deux étés (en incluant celui de 2012). Angoisse, angoisse: un désastre en vue ? Après l&#8217;échec que fut <em>Howl</em> de Rob Epstein et Jeffrey Friedman, un hommage à Ginsberg plutôt raté, l&#8217;avenir des beatnik au grand écran m&#8217;apparaissait plutôt douteux. N&#8217;est pas <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7tC5ryr-qRs"  target="_blank">David Cronenberg</a> qui veut.</p>
<p>En entendant la voix en <em>over </em>de Sam Riley, le Sal Paradise d&#8217;<em>On the Road</em>, mes oreilles ont été rassurées immédiatement. L&#8217;acteur britannique, leader des <a href="http://www.myspace.com/10000thingsleeds"  target="_blank">10,ooo Things</a> pendant plusieurs années, a interprété dans le passé le légendaire Ian Curtis dans le premier long métrage d&#8217;Anton Corbijn, <em>Control</em>. Pour se préparer au rôle, Riley n&#8217;a pas eu une pléthore de matériel à se mettre sous la dent: aucune entrevue télévisuelle ou radiophonique avec Curtis-l&#8217;homme n&#8217;a été conservée; c&#8217;est le corps de Curtis-le-chanteur et sa voix caverneuse qui lui ont permis de l&#8217;incarner, en interprétant toutes les chansons de Joy Division à l&#8217;écran. Le film de Corbijn doit beaucoup (tout ?) à ce gaillard qui a su faire preuve de créativité et de rigueur, nouveau venu qu&#8217;il était. Se donner corps et voix, si on peut dire.Comme Kerouac est un homme qui affectionnait son magnétophone (vous pouvez vous procurer ses enregistrements sur le web et à la bibliothèque), il était certain qu&#8217;il y avait du boulot à faire à ce niveau pour lui rendre honneur. Et une goutte de sueur maintenant épongée !</p>
<p>Sinon, les premières images de cette bande-annonce, lumineuses, promettent d&#8217;être aussi chaudes que les manuscrits de JK; vous remarquerez que l&#8217;équipe a cru bon d&#8217;inclure dans le scénario les parchemins sur lesquels le roman a été originalement écrit (on voit à l&#8217;écran Sal qui gribouille). Cette version des carnets est disponible en français depuis deux ans, chez Gallimard.</p>
<p>Ne reste plus qu&#8217;à voir si le jazz aura la place qu&#8217;il mérite, à l&#8217;image comme à la bande-son. Sinon,  il y aura toujours Viggo Mortensen en Bill Burroughs !</p>
<p>Sur un écran près de chez vous, très bientôt.</p>
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		<title>Shake ton shack avec Joe Henry and the Rockin&#8217; Bones</title>
		<link>http://olester.bangbangblog.com/2012/03/15/shake-ton-shack-avec-joe-henry-and-the-rockin-bones/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 16:26:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans avoir parcouru les critiques entourant la sortie d&#8217;El Camino, et avant même le visionnement du fameux vidéoclip du monsieur dansant, il y avait ce petit quelque chose dans &#171;&#160;Lonely Boy&#160;&#187; des Black Keys qui nous parlait, à mes pieds et moi. Le refrain est une sacrée bombe, un wall of sound accrocheur et envahissant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2012/03/15/shake-ton-shack-avec-joe-henry-and-the-rockin-bones/jhrb/" rel="attachment wp-att-329" ><img class="alignnone size-full wp-image-329" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2012/03/JHRB.jpg" alt="" width="600" height="398" /></a></p>
<p><strong>Sans avoir parcouru les critiques entourant la sortie d&#8217;<em>El Camino</em>, et avant même le visionnement du fameux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_426RiwST8"  target="_blank">vidéoclip du monsieur dansant</a>, il y avait ce petit quelque chose dans &laquo;&nbsp;Lonely Boy&nbsp;&raquo; des Black Keys qui nous parlait, à mes pieds et moi. Le refrain est une sacrée bombe, un<em> wall of sound</em> accrocheur et envahissant bien sûr, mais sexy ! L&#8217;ajout de choeurs féminins et d&#8217;un orgue était, à mon humble avis, une étape logique pour le duo dans leur exploration des années 1960; c&#8217;est à se demander ce qu&#8217;il leur reste à explorer dans cette décennie. Le tiki ? Les Black Keys dansent peut-être le watusi dans leur loge..</strong></p>
<p>Mais entre les premières notes de guitares  et les &laquo;&nbsp;oh oh oh&nbsp;&raquo; poussés par Auerbach, c&#8217;est Patrick Carney et sa batterie qui font le charme de la chanson. &laquo;&nbsp;Lonely Boy&nbsp;&raquo; se chantonne, se tape du pied et, surtout, se jive. J&#8217;avais espéré avoir des billets pour pouvoir crier au monde entier (bon, aux gens du parterre): &laquo;&nbsp;regardez, quand monsieur X du magazine Z plogue le mot &laquo;&nbsp;rockabilly&nbsp;&raquo; dans sa critique, c&#8217;est ça que vous pouvez en faire !&nbsp;&raquo;. S&#8217;en serait suivie une session de stepettes joyeuses, plus ou moins humiliante dans ses débordements de joie et quelques cris poussés ici et là. Ce n&#8217;est pas ce qui est arrivé, les fans s&#8217;étant transformés en véritables vautours pour se procurer des billets. J&#8217;ai dû faire mes adieux aux BK&#8230;<a href="http://www.nightlife.ca/musique/black-keys-osheaga-2012-les-fans-payeront-ils-pour-les-voir-de-nouveau"  target="_blank">on se revoit en août, sait-on jamais ?</a></p>
<p>Un mal pour un bien, comme le veut le vieil adage. Ma route a croisé celle du hillbilly bop/red hot rock&#8217;n'roll à l&#8217;Abreuvoir, alors que se donnait en concert  Joe Henry and the Rockin&#8217; Bones, sans aucun doute le meilleur band rockabilly à Montréal. Ce n&#8217;est pas un palmarès qu&#8217;il faille établir, bien sûr, mais quand les muscles sont tendus, que la moelle semble fondre sous la peau et qu&#8217;un supplément de calcium est nécessaire le lendemain d&#8217;une soirée, c&#8217;est qu&#8217;on a eu peur pour ses vieux os.</p>
<p>Si je dis &laquo;&nbsp;se donner en concert&nbsp;&raquo; (une formulation plutôt boiteuse), c&#8217;est que c&#8217;est exactement ce qui se déroule sur scène avec Joe et <a href="http://www.heartbreakeurs.com/emission15.html"  target="_blank">ses os qui rockent</a>: que le plancher de danse soit plein à craquer ou que les gens soient sur leur départ, c&#8217;est un feu roulant du début à la fin. Les musiciens accueillaient mardi soir un contrebassiste auxiliaire, mais ne semblaient pas nerveux quant à ce changement temporaire. Celui-ci s&#8217;est d&#8217;ailleurs montré à la hauteur des attentes du côté des fidèles admirateurs.</p>
<p>Débarqué à Montréal il y a quelques années, Joe Henry est un homme du Sud digne des Johnny Cash de ce monde. Jasant mais pas trop,  tantôt coquin dans son apprentissage du français, plutôt grinçant quelques instants plus tard alors qu&#8217;il encourage les fêtards à laisser de bons pourboires au <em>staff</em>. Les filles aiment bien danser devant lui, et ce n&#8217;est pas un hasard: les jambes se font aller comme un Presley des premiers temps (celui qui jouait de la guitare); la voix, rocailleuse à souhait, accomplit de beaux petits miracles en bonifiant &laquo;&nbsp;Ubangi Stomp&nbsp;&raquo; de Warren Smith et &laquo;&nbsp;Boppin the Blues&nbsp;&raquo; de Carl Perkins d&#8217;un pouvoir brut inattendu. Malgré tout le <em>name dropping</em> des phrases précédentes, il serait réducteur d&#8217;envisager le talent du jeune chanteur du seul point de vue des hommages qu&#8217;il rend à ses mentors. L&#8217;électrifiante &laquo;&nbsp;Jimbo&#8217;s Song&nbsp;&raquo; voit Joe se transformer en <em>preacher </em>hillbilly, alors qu&#8217;il tire du nez quelques &laquo;&nbsp;hallelujah&nbsp;&raquo; de la foule. Amen.</p>
<p>Si la chair est musclée, c&#8217;est que la charpente qui l&#8217;accompagne est bien solide. Sonny Burgess a souligné dans un ouvrage que ce qui faisait le succès de son union avec the Pacers est le plaisir manifeste qu&#8217;ils ont eu (et encore aujourd&#8217;hui) à jouer ensemble: &laquo;&nbsp;We did it for fun. You felt good playing it. You got your high off the music&nbsp;&raquo;. C&#8217;est tout à fait le cas ici. Outre le fait qu&#8217;ils soient des musiciens expérimentés oeuvrant dans des formations variées (je pense au batteur Simon Roy, également avec <a href="http://www.theeastonellises.com/"  target="_blank">The Easton Ellises</a>), ce sont les interactions détendues entre eux qui font des Rockin&#8217; Bones un groupe attachant. Ils font ce qu&#8217;ils ont à faire sur scène, tout en échangeant quelques fous rires et s&#8217;adonnant au <em>lip synch </em>lors d&#8217;un passage entraînant.</p>
<p>Si je me contente de vous parler majoritairement de leur énergie, c&#8217;est qu&#8217;il vous faut absolument les voir en concert. Pour plusieurs raisons, dont celles-ci:</p>
<p>1. C&#8217;est souvent gratuit, ou très peu coûteux. Ça fait une différence une fois rendu au bar.</p>
<p>2. Leur t-shirt épate non seulement par le logo du groupe, mais par la commandite de Dax Wax qui y figure. Leur son décoiffe tellement que la célèbre compagnie a concocté une cire spécialement pour eux.</p>
<p>3. Vous pouvez vous procurer un maxi, qui comprend trois de leurs chansons, enregistrées dans un studio par des étudiants de l&#8217;Université Concordia. Si vous en faites l&#8217;écoute après une soirée dansante, vous trouverez sans doute qu&#8217;il manque quelque chose. Oui: des moyens. Le groupe accumule (à pas de tortue pour les impatients) des fonds avec la vente de marchandise pour se payer du temps en studio. Qu&#8217;il n&#8217;ait pas été repêché par une maison de disques m&#8217;abasourdit. Chasseurs de têtes, vous n&#8217;êtes pas sorteux. Réalisateurs et producteurs, faites un <a href="http://www.sunrecords.com/"  target="_blank">Sam Phillips</a> de vous-même : osez !</p>
<p>Joe Henry and the Rockin&#8217; Bones a une dizaine de chansons en réserve pour un album imminent. D&#8217;ici là, vous pouvez en écouter quelques-unes sur<a href="http://www.myspace.com/joeandthebones"  target="_blank"> leurs </a><a href="http://www.facebook.com/pages/Joe-Henry-the-Rockin-Bones/198767846833859"  target="_blank">pages </a>web. &laquo;&nbsp;Bones Bop&nbsp;&raquo; risque de vous turlupiner pendant quelques temps; la meilleure soupape demeure encore la version <em>live</em>, alors gardez l&#8217;oreille/l&#8217;oeil ouvert.</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/SF4FhnHyhUQ"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/SF4FhnHyhUQ" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
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		<title>Les Francouvertes, deuxième soirée: préliminaires et douces caresses au Lion d&#8217;Or</title>
		<link>http://olester.bangbangblog.com/2012/02/15/francouvertes-deuxieme-soiree-preliminaires-et-douces-caresses-au-lion-dor/</link>
		<comments>http://olester.bangbangblog.com/2012/02/15/francouvertes-deuxieme-soiree-preliminaires-et-douces-caresses-au-lion-dor/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 06:25:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le titre n&#8217;a vraiment pas rapport; c&#8217;est du tape-à-l&#8217;oeil (comme les bas rouges de Simon Kingsbury hier soir), un moyen de clore la thématique de la Saint-Valentin. C&#8217;est fini. Okay ? S&#8217;il vous plaît ? Voici les résultats, en date du 14 février 2012: 1. Simon Kingsbury 2. Antoine Corriveau 3. Sarah Toussaint-Léveillé 4. Pandaléon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2012/02/15/francouvertes-deuxieme-soiree-preliminaires-et-douces-caresses-au-lion-dor/francou/" rel="attachment wp-att-326" ><img class="alignnone size-full wp-image-326" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2012/02/francou.jpg" alt="" width="276" height="183" /></a></p>
<p>Le titre n&#8217;a vraiment pas rapport; c&#8217;est du tape-à-l&#8217;oeil (comme les bas rouges de Simon Kingsbury hier soir), un moyen de clore la thématique de la Saint-Valentin. C&#8217;est fini. Okay ? S&#8217;il vous plaît ?</p>
<p>Voici les résultats, en date du 14 février 2012:</p>
<p>1. Simon Kingsbury</p>
<p>2. Antoine Corriveau</p>
<p>3. Sarah Toussaint-Léveillé</p>
<p>4. Pandaléon</p>
<p>5. Mauves</p>
<p>6. Bravofunken</p>
<p>Beaucoup d&#8217;attentes quant à la prestation de Sarah Toussaint-Léveillé. N&#8217;ayant jamais encore assisté à un de ses (rares) concerts et ayant fait le tour mille fois plutôt qu&#8217;une de son MySpace, il était temps que je la vois fouler une scène près de chez nous. La jeune auteure-compositrice-interprète est à l&#8217;image de sa chemise de chasse: dans les tons d&#8217;orangé et de rouge cerise, seyante et fougueuse comme pas une.  Ne se laissant pas intimider par un désagrément au niveau de la garde-robe, elle a interrompu sa première chanson pour refermer les boutons rebelles et on a eu droit au début de <em>Va te faire foutre</em> deux fois plutôt qu&#8217;une. Ont ensuite suivi un ode à la promiscuité (<em>Jalousie</em>), un témoignage d&#8217;amour fraternel (<em>Petite soeur</em>), un hommage aux laissés-pour-compte (<em>Laideronne</em>) et une auto-réflexion sur le métier d&#8217;artiste (<em>La mal-lunée</em>). J&#8217;ai beau généraliser à fond côté analyse textuelle, mais les chansons de Toussaint-Léveillé* sont vraiment à l&#8217;image de la chanteuse: c&#8217;est encore une période d&#8217;éclosion pour elle, et si on ne peut pas lui reprocher de bâcler les rimes (elle les maîtrise avec un certain charme), elle semble se cacher derrière un quelconque personnage plus ou moins doucereux, à la verve plus mignonne que puissante. La jeune femme a une voix extraordinaire (je pense à Audrey Emery, choriste pour Martin Léon sur <em>Les atomes</em>) et qui est exploitée de plusieurs façons, du<em> beat box</em> au reggae en pensant par un rap à la Leloup et une imitation de trompettiste. Mais le <em>guts </em>dont elle fait preuve entre deux chansons manque à l&#8217;appel à l&#8217;intérieur de celles-ci. Espérons que le concours lui permettra de faire des rencontres fortuites et qui feront mûrir sa plume. Elle mérite d&#8217;être plus incisive. Cela dit, si elle passe dans votre coin, n&#8217;hésitez pas à aller la voir: la chimie entre elles et ses musiciens est palpable et propice à la camaraderie; à la batterie, Benoît Morier, également concurrent lors de la soirée du 21, est particulièrement attachant.</p>
<p>L&#8217;arrivée d&#8217;Antoine Corriveau et ses musiciens a occasionné un changement d&#8217;atmosphère plutôt drastique. <em>Out </em>le manouche et autres bruitages sympathiques, alors que le répertoire du chanteur est plus sombre, tant au niveau des textes que de la musique. Corriveau a entamé les premiers accords de la chanson <em>Hôtel </em>sans tarder, suivie de <em>Cabanon/Bordel</em>, toutes deux extraites de son album <em>St-Maurice/Logan</em> lancé l&#8217;an dernier. Le musicien en a amusé plus d&#8217;un lorsqu&#8217;il a raconté les circonstances entourant l&#8217;écriture de <em>L&#8217;uniforme</em>, composée dans une toilette d&#8217;un grand édifice à bureaux où il aurait travaillé. Si la voix rocailleuse de Corriveau et les sonorités rock et folk (prog folk, quelqu&#8217;un ?) étaient au rendez-vous, on ne peut pas en dire autant de sa prestance sur scène. Pas ce soir. À quelques reprises, on a senti le musicien bien au chaud dans sa tête, si bien qu&#8217;établir un contact avec le public résultait en quelques répliques plutôt maladroites, plus ou moins agressives dans le ton. Le jeune homme pouvait compter sur la présence de sa choriste et percussionniste, bien impliquée et à l&#8217;écoute de tout le groupe, pour égayer une performance correcte, mais sans plus. Comme dirait mon collègue Péloquin, <a href="http://podmodernisme.bangbangblog.com/2012/02/08/premiere-soiree-des-preliminaires-des-francouvertes-un-joyeux-bordel/"  target="_blank">les prévisions valent bien ce qu&#8217;elles coûtent</a>: une deuxième place pour le musicien de Trois-Rivières en cette festive soirée, ce n&#8217;est pas rien.</p>
<p>Quant à la première position occupée par Simon Kingsbury&#8230;rien d&#8217;étonnant. L&#8217;auteur-compositeur-interprète surfe présentement sur une vague à l&#8217;inclinaison dangereusement avantageuse. Connu du public pour sa participation au projet Lac Estion et habitué des ondes radiophoniques locales (avec une participation aux Sessions Live de CISM, une des meilleures de la saison), c&#8217;est un artiste surexcité qui s&#8217;est emparé de la scène du Lion d&#8217;Or en fin de soirée. Sans compter un petit toc du côté de la jambe (mais Chuck Berry aimait bien kicker dans le vide lui aussi, alors&#8230;), Kingsbury a une présence physique incroyable, se rapprochant par moments du public et jammant fièrement avec ses musiciens à gros coups de guitare. Si les comparaisons avec Karkwa sont parfois inévitables (<em>T&#8217;es belle comme un coeur</em>), le répertoire du chanteur et guitariste virevolte entre la nonchalance d&#8217;un Fred Fortin ou d&#8217;un Brendan Canning (Broken Social Scene), et la sensibilité d&#8217;un Patrick Watson ou d&#8217;un Justin Vernon (Bon Iver); toutes des influences pleinement assumées par Kingsbury, mais qu&#8217;il mute en des sonorités bien&#8230;montréalaises. C&#8217;est une impression qui est difficile à expliquer de façon concise. Dans une visée comparative, l&#8217;énergie sur scène du groupe représente bien ce désir, évoqué sur l&#8217;album, de déambuler dans nos ruelles ensoleillées, un café à la main et l&#8217;esprit perdu. La transition est réussie; il ne reste plus qu&#8217;à gérer quelques moments de stress qui, somme toute, ne font que hausser la voix de Kingsbury d&#8217;un octave, et non pas mes sourcils.</p>
<p>André Péloquin devrait vous réserver quelques impressions et de fabuleux clichés sur la page du <a href="http://podmodernisme.bangbangblog.com/2012/02/15/weezer-antoine-corriveau-simon-kingsbury-et-sarah-toussaint-leveille-participaient-aux-francouvertes-hier-soir-oui-oui/"  target="_blank">Podmodernisme</a>. Allez jetez un coup d&#8217;oeil !</p>
<p>* À défaut d&#8217;être plus originale, vous m&#8217;excuserez les appellations par le nom de famille. Je me sens comme un coach de hockey&#8230;</p>
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		<title>Casa versus House: wô, j&#8217;ai dit wô</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 05:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En mars prochain, si jamais vous ne savez pas quoi aller voir au cinéma et que ceci vous semble être l&#8217;option ultime&#8230; &#8230;rendez service au cinéaste uruguayen Gustavo Hernandez en visionnant d&#8217;abord la première version. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il faille être sévère avec les dates et « le premier qui le fait, c&#8217;est lui qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En mars prochain, si jamais vous ne savez pas quoi aller voir au cinéma et que ceci vous semble être l&#8217;option ultime&#8230;</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/A_0IAt7mNeY"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/A_0IAt7mNeY" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
<p>&#8230;rendez service au cinéaste uruguayen Gustavo Hernandez en visionnant d&#8217;abord la première version. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il faille être sévère avec les dates et « le premier qui le fait, c&#8217;est lui qui l&#8217;est » au point de saigner du nez; à chaque remake son combat. Mais en voyant la bande-annonce du film de Chris Kentis (<em>Open Water</em>), je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher de crier: « Ce n&#8217;est pas lui qui a pensé à truquer son film en un plan-séquence de 79 minutes, pour quessé faire que&#8230;il va encore tout dé%$***!&#8230;». Il y a une goutte de liquide vermeil qui s&#8217;est logée dans le rebord de mes narines, je l&#8217;avoue. <em>La Casa Muda</em> d&#8217;Hernandez m&#8217;avait gardée raide comme un piquet tout au long de la projection lors du FNC en 2010 et ce, malgré les incohérences du scénario. Terrifiant.</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/H1PVAHPeZNY"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/H1PVAHPeZNY" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
<p>Difficile à trouver en club vidéo ? Ferez-vous un Rackham le Rouge de votre personne ? Prenez en compte qu&#8217;on vous aura averti des mois à l&#8217;avance ici, quand vous regretterez l&#8217;attitude documentarisante soulignée en rouge, surlignée en fluo et à l&#8217;odeur de nananne présente chez Kentis. Bon.</p>
<p>Dans le genre horrifique et qui utilise un mélange équilibré de gore (<em>gory </em>serait plus juste) et de paranormal, c&#8217;est par là que ça se passera. Du vent mi-frais, mi-fétide, mais ô combien excitant malgré la familiarité du topo. À venir en février, gracieuseté de Ti West (<em>The House of the Devil</em>, 2009) et ses inclinaisons envers l&#8217;hommage.</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Xue2Q7QBmRA"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Xue2Q7QBmRA" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
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		<title>2011 sous le signe du 31</title>
		<link>http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 15:21:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La communauté Bangbang a pondu un palmarès mortel pour vous, et c&#8217;est dur à accoter. C&#8217;est pourquoi cette mini-playlist de jukebox n&#8217;inclue pas les Philippe B, Buddy McNeil, Frank Fuller et Tire le coyote de ce monde; tous les quatres sont du miel sucré pour mes oreilles, et sachez que j&#8217;abonde dans le même sens que mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/turner/" rel="attachment wp-att-320" ></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/turner/" rel="attachment wp-att-320" ></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/turner/" rel="attachment wp-att-320" ></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/ettes/" rel="attachment wp-att-315" ><img class="alignnone size-medium wp-image-315" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/12/ettes-300x268.jpg" alt="" width="156" height="142" /></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/younge/" rel="attachment wp-att-318" ><img class="alignnone size-full wp-image-318" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/12/younge.jpg" alt="" width="148" height="142" /></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/turner/" rel="attachment wp-att-320" ><img class="alignnone size-full wp-image-320" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/12/turner.jpg" alt="" width="136" height="142" /></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/shabazz/" rel="attachment wp-att-319" ><img class="alignnone size-full wp-image-319" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/12/shabazz.jpg" alt="" width="135" height="146" /></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/whitefence/" rel="attachment wp-att-316" ></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/whitefence/" rel="attachment wp-att-316" ></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/ettes/" rel="attachment wp-att-315" ></a><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/29/2011-sous-le-signe-du-31/shannon/" rel="attachment wp-att-317" ></a></p>
<p>La communauté Bangbang a pondu un palmarès mortel pour vous, et c&#8217;est dur à accoter. C&#8217;est pourquoi cette mini-<em>playlist</em> de jukebox n&#8217;inclue pas les Philippe B, Buddy McNeil, Frank Fuller et Tire le coyote de ce monde; tous les quatres sont du miel sucré pour mes oreilles, et sachez que j&#8217;abonde dans le même sens que mes collègues quant aux fleurs qui leur sont lancées.</p>
<p>31&#8230;</p>
<p>C&#8217;est certain que ça ferait plus propre d&#8217;avoir un chiffre rond; ça ne se divise pas en deux, ni en quatre, ni en six et s&#8217;arrêter à vingt entrées serait beaucoup plus concis. Trente et un n&#8217;a rien de mystique, même si on n&#8217;est pas trop loin du trois (trois mousquetaires, trois petits chats, <em>power trio</em>) et du sept (nains, samouraïs, péchés capitaux).</p>
<p>Vous trouverez ici bas des bonzes de la musique pop, des découvertes inusitées, des artistes d&#8217;ailleurs qui sont des produits locaux pour leur communauté; <a href="http://www.thebaybridged.com/"  target="_blank">San Francisco </a>a occupé une grande place dans mes oreilles cette année, et j&#8217;attend de pied ferme de la nouveauté pour 2012 !</p>
<p><strong>Alex Turner. <em>Submarine </em>(Domino).</strong></p>
<p>Un véritable nuage de lait dans votre eau chaude, ce EP a été créé tout spécialement pour le film du même nom de Richard Ayoade. Entre le brit rock de son groupe-mère et le psychédélisme de Last Shadow Puppets, Turner est un parolier hybride, à la fois vieille âme et prépubère mélancolique. Un grand sensible qui me plaît bien, et à l&#8217;oreille aiguisée. &laquo;&nbsp;Piledriver Waltz&nbsp;&raquo; figure sur <em>Suck It and See</em> des Arctic Monkeys, mais cette version semble sortir tout droit d&#8217;une boîte à musique poussiéreuse. À écouter sur le bord d&#8217;une fenêtre.</p>
<p><strong>Adrian Younge. <em>Something About April</em> (Wax Records).</strong></p>
<p>Ouf&#8230;par où commencer ? par la voix de Younge à la fois nasillarde et tranchante, moins proprette que celle d&#8217;Aloe Blacc ? Par les arrangements qui évoquent Morricone et Gil Scott-Heron (<em>I&#8217;m New Here</em>) ? Younge s&#8217;est entouré d&#8217;une équipe à tout casser pour la réalisation de ce projet (Shaw Lee, Dennis Coffey) néo-soul, et pas étonnant qu&#8217;il ait trouvé refuge chez<a href="http://www.waxpoetics.com/wax-poetics-records/something-about-april"  target="_blank"> Wax Poetics</a>, toujours aussi innovateurs.</p>
<p><strong>Amon Tobin. <em>Isam </em>(Ninja Tune)</strong></p>
<p>Jamais une pochette n&#8217;aura aussi bien représenté son contenu: une créature digne de Frankenstein ! Après avoir écouté &laquo;&nbsp;Kitty Kat&nbsp;&raquo;, je me suis mise à fantasmer quant à une potentielle collaboration entre Coco Rosie et Tobin&#8230;suis-je la seule ?</p>
<p><strong>Anna Calvi. <em>Anna Calvi</em> (Domino)</strong>.</p>
<p>Je crois sincèrement avoir atteint le quota mondial quant au nombre d&#8217;éloges permis&#8230;enfin presque. Guitares lancinantes, voix sensuelle et envoûtante, mélange des genres bien équilibré: de l&#8217;opéra au gothique, en passant par Cohen, Piaf et Presley, les années 1980 et une atmosphère plus lynchéenne que le principal concerné (en musique, du moins).</p>
<p><strong>Bass Drum of Death.<em> GB City</em> (Fat Possum).</strong></p>
<p>Il y a de quoi faire brûler le Mississippi avec cet album. De la nonchalence bien travaillée, assez garage pour plaire aux érudits, mais accrocheur au maximum pour les oreilles néophytes. Il a tellement tourné par chez nous que les premiers accords de <em>Velvet Itch</em> sont un running gag entre mon lecteur mp3 et mes oreilles. Le <a href="http://ty-segall.com/"  target="_blank"><em>Melted </em></a>de 2011.</p>
<p><strong>Benji Boko. <em>Beats, Treats and All Things Unique</em> (Tru Thoughts).</strong></p>
<p>C&#8217;est tout de même plaisant quand Maxi Jazz (Faithless) s&#8217;associe à un jeunot pour un premier single (Where My Heart Is)&#8230;et c&#8217;est extraordinaire quand l&#8217;album est à la hauteur des standards que celui-ci a installés. Un bel héritier de Cut Chemist, mais qui a beaucoup plus à offrir que cette comparaison ne peut laisser paraître.</p>
<p><strong>The Black Keys. <em>El Camino </em>(Nonesuch).</strong></p>
<p>Le duo s&#8217;éloigne du <em>swamp rock</em> de Brothers, et emprunte une avenue qui les rapproche du <em>arena rock</em>&#8230;un passage réussi, oh-que oui ! Les <em>riffs </em>graisseux chers à Auerbach y sont toujours, de même que les coups de batteries stoïques de Carney. Si la réalisation de l&#8217;album précédent rappelait les sonorités r&#8217;n'b sulfureuses de chez Motown <em>circa</em> 1960, <em>El Camino</em> tend plus vers la fusion soul/funk-rock de la fin des années 1960 et du début des années 1970: beaucoup de synthétiseur, des choeurs féminins à fond la caisse, moins de <em>wall of sound</em> et  de CCR, davantage  de Tom Cocker. Les anglicismes sont fournis par ma main gauche, hantée par des études en littérature anglaise et des années à lire <em>Q</em>, désolée !</p>
<p><strong>Cat&#8217;s Eyes. <em>Cat&#8217;s Eyes</em> (Polydor).</strong></p>
<p>Quelques temps avant la sortie de <em>Skying </em>avec The Horrors, le chanteur Faris Badwan s&#8217;est uni à la ténor Rachel Zeffira afin de créer ce petit bijou d&#8217;album. Si on a parfois l&#8217;impression que l&#8217;album donne plus dans l&#8217;alternance que dans l&#8217;union des deux voix, les genres auxquels touchent les deux interprètes fusionnent parfaitement. Cat&#8217;s Eyes, ou quand la pop <em>sixties-a-gogo</em> rencontre le new wave.</p>
<p><strong>CLAASS. <em>Smile at the Void</em> (Dare to Care).</strong></p>
<p>Un EP qui révèle  les tangentes derrière We Are Wolves; on a l&#8217;impression d&#8217;avoir accès aux geek/jeunes clubbeux qu&#8217;ont été/sont Ortiz et Levesque et leur plaisir est contagieux.</p>
<p><strong>Dengue Fever. <em>Cannibal Courtship</em> (Concord).</strong></p>
<p>Si l&#8217;expression &laquo;&nbsp;musique du monde&nbsp;&raquo; vous fait sourciller, le cinquième album de ce groupe américano-cambodgien pourrait changer votre optique. Une touche de surf et le tour est joué ! &laquo;&nbsp;Cement Slippers&nbsp;&raquo; est un point point de départ, suivi de &laquo;&nbsp;Kiss of the Bufo Alvarius&nbsp;&raquo;; lancez-vous par la suite dans la pop chantée en khmer avec &laquo;&nbsp;Sister in the Radio&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>The Dough Rollers. <em>Someday Baby</em> (Indépendant).</strong></p>
<p>En première partie de Queens of the Stone Age en mars dernier, le duo formé par Jack Byrne et Malcolm Ford ont donné tout un show rockabilly et blues. Leur album <em>Someday Baby</em> est un argument de béton contre votre paternel ou autre mononcle qui grogne contre la méconnaissance des &laquo;&nbsp;jeunes&nbsp;&raquo; d&#8217;aujourd&#8217;hui quant à ce qui est de la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; musique.  The Dough Rollers parcourt le répertoire blues et folk américain avec un esprit minimaliste et efficace. Les sonorités de Byrne sont influencées par les John Lee Hooker et Muddy Waters de ce monde, mais alliées à la voix rocailleuse de Ford, ça rejoint également les plus récents projets de Ry Cooder.</p>
<p><strong>DRC Music. <em>Kinshasa One Two </em>(Warp).</strong></p>
<p>Un projet réunissant les plus grands musiciens de la République Démocratique du Congo, et initié par Damon Albarn. Une plate-forme idéale pour explorer des territoires inconnus, mais aussi pour financer un projet artistique et humanitaire de grande qualité, en collaboration avec Oxfam. Pour plus d&#8217;informations, c&#8217;est par <a href="http://drcmusic.org/"  target="_blank">ici</a>.</p>
<p><strong>The Ettes. <em>Wicked Will</em> (Krian Music Group/Fond Object).</strong></p>
<p>Une renaissance musicale à Nashville ? Oui, et pas seulement grâce à Jack White. Le trio mené par Coco Haymes a produit un album alliant  des sonorités garage et folk avec une nonchalance punk (beatnik rock ?). Leur reprise de &laquo;&nbsp;My Baby Cried All Night Long&nbsp;&raquo; de Nancy Sinatra est savoureuse. Un ajout indispensable pour les fans des Black Keys&#8230;et des White Stripes.</p>
<p><strong>Helado Negro. <em>Canta Lechuza (</em>Asthmatic Kitty).</strong></p>
<p>Un objets aux contours imparfaits, mais planant à souhait et qui me rappelle à certains moments <em>Plastic Beach</em> de Gorillaz&#8230;en espagnol. &laquo;&nbsp;Oreja de Arena&nbsp;&raquo; vaut à elle seule le détour. Sa collaboration avec Mexicans With Guns est également à écouter.</p>
<p><strong>High Places. <em>Original Colors</em> (Thrill Jockey).</strong></p>
<p>Un duo qui ne réinvente pas la roue, au contraire. Les fans <em>hardcore </em>(si vous ne vivez que pour le minimal, oubliez ça) trouveront peut-être que High Places ramène l&#8217;électro à l&#8217;âge de pierre; mais pour ceux qui ont un faible pour les années 1990, c&#8217;est chaudement recommandé. <a href="http://www.nme.com/reviews/high-places/12425"  target="_blank">NME </a>vous conseille son écoute lors de moments suaves. Qu&#8217;il en soit ainsi.</p>
<p><strong>Imelda May. <em>Mayhem </em>(Decca).</strong></p>
<p>Si Jack White a revigoré le répertoire de Wanda Jackson, reine du rockabilly, la collaboration étroite entre Imelda May (la duchesse ? la marquise) et Darell Higham a produit un savoureux mélange de jazz et de rock and roll. Tantôt coquine (&laquo;&nbsp;All for you&nbsp;&raquo;), tantôt féroce (&laquo;&nbsp;Sneaky freak&nbsp;&raquo;), May livre tout ce que le titre de son album promet.</p>
<p><strong>John Maus. <em>We Must Become the Pitless Censors of Ourselves</em> (Ribbon).</strong></p>
<p>Il vous faut aimer le new wave&#8230;ou les bandes sonores des films de John Hughes. Oui, et oui.</p>
<p><strong>Katalyst. <em>Deep Impressions</em> (BBE).</strong></p>
<p>Les arrangements sont à se rouler par terre. Si Shabazz demande plusieurs écoutes pour bien saisir la proposition, Katalyst vous accrochera comme une truite affamée dès les premières secondes; à considérer comme matériel premier pour de futurs <em>dance off</em>.</p>
<p><strong>Mariachi El Bronx. <em>Mariachi El Bronx II</em> (ATO/Fontana).</strong></p>
<p>Bien que le résultat soit moins suprenant que le premier effort du groupe, ce deuxième album est l&#8217;équivalent d&#8217;une bonne dose de tequila pour un gosier hivernal: c&#8217;est chaud et entraînant, et il y a cette pulsation punk qui se fait sentir tout au long&#8230;comme si The Bronx était prêt à défoncer les guitares à coups de maracas. Rien à voir avec le manouche de vous-savez-qui.</p>
<p><strong>Mr. Gnome. <em>Madness in Miniature</em> (El Marko).</strong></p>
<p>Rock médiéval ? Nah. Mais c&#8217;est le plus près du prog rock que je peux m&#8217;approcher sans avoir la nausée&#8230;avec une touche de gothique.</p>
<p><strong>Paleo. <em>Fruit of the Spirit </em>(Partisan).</strong></p>
<p>Un musicien originaire de l&#8217;Iowa qui avait attiré mon attention avec son premier album, <em>A View of the Sky</em>, en octobre 2010. De belles ballades qui mélangent folk, bluegrass et pop. Neuf mois plus tard, Paleo a accouché (ha-ha !) d&#8217;un album moins propret, plus grunge et qui le rapproche parfois de M. Ward, tant au point de vue musical que vocal.  Espérons que ses efforts porteront&#8230;fruit ?</p>
<p><strong>Raphael Saadiq. Stone Rollin&#8217; (Sony).</strong></p>
<p>En tenant compte de l&#8217;échec retentissant vécu par certains producteurs-vedettes à la sortie de projets musicaux personnels (bonjour Pharrell, bonsoir Timbaland), le dernier album de Saadiq est une réussite complète; le premier morceau nous ramène tout droit à Sly and the Family Stone : <em>Heart</em> <em>Attack</em>,  <em>indeed.</em></p>
<p><strong>Sallie Ford &amp; The Sound Outside. <em>Dirty Radio</em> (Partisan).</strong></p>
<p>Belle petite surprise, ce groupe de Portland ! Un amalgame de pop et de jazz, de country et de rockabilly des plus charmant.</p>
<p><strong>Shabazz Palaces. <em>Black Up</em> (Sub Pop)</strong>.</p>
<p>Sans aucun doute un des projets les plus innovateurs parus chez Sub Pop depuis le pain tranché, rien de moins. Du hip hop qui vacille entre la vieille école et l&#8217;expérimentation; il vous faut visionner <a href="http://blog.kexp.org/blog/2011/07/08/live-video-shabazz-palaces/"  target="_blank">les sessions KEXP</a> !</p>
<p><strong>Shannon and The Clams. <em>Sleep Talk</em> (1-2-3-4 Go !)</strong></p>
<p>Quand elle ne joue pas à la punxette yéyé avec Hunx, Shannon Shaw se la joue plus garage avec son acolyte Cody Blanchard pour produire un petit bijou d&#8217;album ! Rock rebelle d&#8217;un bout à l&#8217;autre, tous les genres sont explorés: punk, garage, rockabilly, pop bonbon, ballades à la <em>Sleepwalk</em>. Un peu éparpillé, mais la variété et l&#8217;audace dont fait preuve le duo sont rafraîchissantes à souhait. <em>The Cult Song</em> vaut à elle seule le détour.</p>
<p><strong>Skip Jensen. <em>The Spirit of the Ghost</em> (Red Lounge).</strong></p>
<p>Un album parfait pour les rock and rolleurs cowboy. Jensen est la preuve qu&#8217;on peut faire beaucoup avec peu.</p>
<p><strong>The Strange Boys.<em> Live Music</em> (Rough Trade).</strong></p>
<p>Si le plus récent album de ce groupe texan ne contient pas de single de la trempe de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1hEQd-1XdIs&amp;ob=av2e"  target="_blank">Be Brave</a>, il fait preuve de plus constance au niveau musical: <em>Be Brave</em> était une bombe si puissante que les attentes étaient très élevées pour les chanson restantes et leur americana, quoique bien foutu, décevait par surprise de ne pas retrouver le tempo de la pièce titre. Ça n&#8217;arrive pas avec <em>Live Musi</em>c:  l&#8217;énergie y est toujours, donnant moins dans le <em>blue collar rock</em> que leur effort précédent, toujours en frôlant des genres qui sont chers à la bande (punk, country, folk). Ils ont enflammé le Il Motore à leur passage en juin dernier; leur prochaine visite s&#8217;annonce explosive.</p>
<p><strong>They Call Me Rico. <em>They Call Me Rico</em> (Voxtone).</strong></p>
<p>Avec Vincent Blain à la réalisation, le nouveau projet de Frédéric Pellerin (Madcaps) est un retour à l&#8217;essentiel pour tout amateur de blues et de rockabilly, avec sa formule guitare/batterie. Plus rock and roll que les Dough Rollers, néanmoins dans la même lignée; on écoute avec curiosité les reprises, mais c&#8217;est pour l&#8217;énergie brute de Pellerin qu&#8217;on attend son retour d&#8217; Europe avec impatience. Oubliez les comparaisons avec un autre montréalais célèbre pour sa formule one man band, rien à voir !</p>
<p><strong>Ty Segall. <em>Goodbye Bread</em> (Drag City).</strong></p>
<p>Ce nom revient au moins une fois par semaine dans mes conversations radiophoniques et personnelles, vendue que je suis au son Reatard-esque de Segall. Toutefois,  c&#8217;est<a href="http://voir.ca/fiches/cd/ty-segall-goodbye-bread/"  target="_blank"> Patrick Baillargeon</a> qui a résumé le mieux le changement de vitesse opéré par le musicien san franciscain.</p>
<p><strong>White Fence. <em>Is Growing Faith</em> (Woodsist).</strong></p>
<p>Après avoir gratouillé la guitare avec The Strange Boys et bossé en tant que leader de Darker My Love, Tim Presley revient en force avec son projet solo psychédélique. Presley a composé la grande partie de l&#8217;album dans l&#8217;intimité de son appartement (du garage de chambre, tiens !) , entre 2008 et 2009. Une genèse des années 1960 et de la scène californienne passée et actuelle, rien de moins, avec des bizarreries qui ne sont pas sans rappeler à certains moments Grasscut.</p>
<p><strong>Wooden Shjips. <em>West </em>(Thrill Jockey).</strong></p>
<p>Pour ceux qui trouveront White Fence trop aérien, ce troisième album du quatuor san franciscain comporte son lot de guitares sales et de <em>riffs</em> bien gras. Ça n&#8217;est pas sans rappeler White Light/White Heat des Velvet Underground, LE parfait mélange entre psychédélisme et rock <em>bluesy</em>. Le projet parallèle du guitariste Ripley Johnson, Moon Duo, est également à consulter.</p>
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		<title>Tandoori boogie au Il Motore</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 08:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi est-ce qu&#8217;on l&#8217;aime à ce point-là ? C&#8217;est ce que ma complice  Pimbêche et moi nous nous sommes demandées dès les premières notes jouées par Bloodshot Bill. Ce n&#8217;est pas comme si c&#8217;était la première fois qu&#8217;on assistait à un concert du célèbre one man ban(ne)d montréalais;  si on mettait de côté un dix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/12/01/tandoori-boogie-au-il-motore/tandoori/" rel="attachment wp-att-312" ><img class="alignnone size-full wp-image-312" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/12/tandoori.jpg" alt="" width="499" height="302" /></a></p>
<p><em>Pourquoi est-ce qu&#8217;on l&#8217;aime à ce point-là ?</em></p>
<p>C&#8217;est ce que ma complice  <a href="http://lapimbeche.bangbangblog.com/2011/11/18/je-ne-sais-pas-trop-sur-quel-pied-danser/"  target="_blank">Pimbêche </a>et moi nous nous sommes demandées dès les premières notes jouées par <strong>Bloodshot Bill</strong>. Ce n&#8217;est pas comme si c&#8217;était la première fois qu&#8217;on assistait à un concert du <a href="http://www.bloodshotbill.com/merch.php"  target="_blank"><em>célèbre one man ban(ne)d</em></a> montréalais;  si on mettait de côté un dix sous pour chaque entrée, il y aurait de quoi se payer&#8230;un <em>coat check </em>au vestiaire. Bonjour l&#8217;hiver !</p>
<p>Pas que l&#8217;on veuille donner dans la fanzine, mais c&#8217;est assez indicateur quand les pieds, les hanches, les plis de coudes, le gras de bingo (vous savez, le mou de bras ?) et la tête se font aller pendant qu&#8217;une guitare se fait accorder. On peut se demander si écrire sur Bloodshot, choisir de le faire,  ce n&#8217;est pas déjà mettre de l&#8217;avant ses inclinaisons en matière de musique. Ne soyez pas étonnés, donc, si on parle de son pyjama de soie tout autant que de <em>Lickin&#8217; the Bowl</em>; si le contenu est devenu familier pour les mélomanes rock and rolleurs, le contenant, lui, demeure aussi surprenant. La salle du Il Motore était pleine dès le début et la foule, toujours aussi animée devant les <em>I&#8217;ll Know</em>, <em>Oh Honey Baby Doll</em> et autres yodels érotiques de Bill. Les transitions sont inexistantes, alors que le musicien enchaîne chanson après chanson, quitte à les interrompre quelques secondes en sollicitant la participation du public. Battre le feu par le feu: <em>hello 911, we&#8217;re on fire&#8230;</em></p>
<p>J&#8217;avais une professeure d&#8217;histoire au secondaire qui se plaisait à comparer le quotient intellectuel d&#8217;une assemblée partisane à un pâté au poulet: pas trop impressionnant, mais oh qu&#8217;il y a de l&#8217;amour là-dedans ! Quand <strong>King Khan</strong> et son acolyte sont montés sur scène en <strong>Tandoori Knights</strong>, le pâté était à point et il était bouillant: beaucoup de cris, d&#8217;applaudissements et de fous rires en anticipant le plaisir des moments à venir. Vêtus de leurs plus beaux atours (lire ici: colliers composés de dents et de défenses, bandeau doré et chapeau de velours), KK et BB se sont lancés dans des interprétations bien senties de <em>Bucketful </em>et de <em>Tandoori Party</em>, premier moshpit de la soirée avec <em>body surfing</em>. Le tout est à son meilleur durant ces chansons punkettes-hindi-rock, qui savent convertir les néophytes plus facilement que les ballades proposées par le groupe. Dur dur de participer durant ces dernières, alors qu&#8217;elles consistent en des blagues intimes entre les deux guitaristes et les chanceux qui ont eu la pochette de <em>Curry Up</em> sous les yeux dernièrement. Sans hésiter, le coup de coeur de la soirée fut une chanson où King Khan et Bloodshot ont scandé «Salam alikoum, alikoum salam»: un boogie hypnotique inconnu de ce côté-ci de Villeray, mais qui pourrait bien se nommer <em>Wild Wild East</em>. Le père Noël fournira une réponse plus claire dans quelques semaines, alors qu&#8217;il déposera dans ma boîte aux lettres un beau paquet de chez <a href="http://www.nortonrecords.com/home.php"  target="_blank">Norton Records</a>: <em>I Hear Someone Cry</em>, prépare-toi à tourner dans mon jukebox !</p>
<p>Dans la pléthore de groupes néo new-wave/donnant dans le low-fi/garage travaillé/Velvet Underground-ish/chausson aux pommes avec ça, <a href="http://soundcloud.com/slumberland-records/crystal-stilts-through-the"  target="_blank">Crystal Stilts</a> a de quoi réjouir les tympans..sur disque, mais pas en concert. Pas ce soir, du moins. Le chanteur semblait planer loin, très, très, très loin. Et pas seulement parce que les projections vidéos l&#8217;hypnotisaient. On a eu droit à un claviériste sympathique, mais discret, et à des musiciens tapis dans l&#8217;ombre ou au regard fixé sur une basse. Pas très festif, mais leur décevant est l&#8217;efficace de plusieurs autres. Ce n&#8217;est pas toujours évident d&#8217;être pris en sandwich entre deux produits locaux très en demande.</p>
<p><em><br />
</em></p>
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		<title>Hindi rock au Il Motore: The Tandoori Knights</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 21:03:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci n&#8217;est pas une recette de poulet au beurre ou de curry à la patate douce, mais bien une invitation à venir faire un petit tour  au Il Motore ce mercredi. Dès 20h 30,  le rock &#8216;n&#8217; rolleur ou la rock &#8216;n&#8217; rolleuse en vous pourra taper du pied sur les rythmes rockabilly de Bloodshot [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/11/28/hindi-rock-au-il-motore-the-tandoori-knights/tandoori-knights-i-hear-someone-crying/" rel="attachment wp-att-310" ><img class="alignnone size-large wp-image-310" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/11/Tandoori-Knights-I-hear-someone-crying-600x473.jpg" alt="" width="600" height="473" /></a></p>
<p>Ceci n&#8217;est pas une recette de poulet au beurre ou de curry à la patate douce, mais bien une invitation à venir faire un petit tour  au Il Motore ce mercredi. Dès 20h 30,  le rock &#8216;n&#8217; rolleur ou la rock &#8216;n&#8217; rolleuse en vous pourra taper du pied sur les rythmes rockabilly de <strong>Bloodshot Bill</strong>, vivre son trip psychédélique et garage avec <strong>Crystal Stilts</strong> (vestiaire obligatoire pour les champignons magiques) et, surtout, se déhancher de façon exotique avec les <strong>Tandoori Knights</strong>. Le duo formé par King Khan et Bloodshot jouera quelques pièces (on l&#8217;espère) de son plus récent E.P. <em>I Hear Someone Cry</em>, ainsi que les chansons figurant sur <em>Curry Up it&#8217;s The Tandoori Knights</em>, paru l&#8217;an dernier chez Norton Records.</p>
<p>Couvre-chef de velours ou à plumes non-mandataire. Préférable, mais non-mandataire.</p>
<p>Pour plus de détails sur l&#8217;événement, c&#8217;est par <a href="http://www.facebook.com/#!/event.php?eid=232538890144094" target="_blank">ICI.<br />
</a></p>
<p>Pour une écoute préliminaire, c&#8217;est par <a href="http://www.myspace.com/tandooriknights"  target="_blank">LÀ</a>. Mais, comme c&#8217;est le cas pour la majorité des projets respectifs de KK et BB, c&#8217;est sur scène que tout prend forme. Gageons que la soirée sera&#8230;épicée.</p>
<div><object width="600" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ITVPrDOT0uQ"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ITVPrDOT0uQ" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="600" height="360"></embed></object></div>
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		<title>GAMIQ 2011: belle machine, pleine de gazoline</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 08:24:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudia Boutin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est sous l&#8217;oeil bienveillant d&#8217;un cochonnet doré que s&#8217;est déroulée la sixième édition du Gala Alternatif de la Musique Indépendante au Québec, au splendide Théâtre Plaza, situé sur la non moins glamour Plaza St-Hubert. Quand Le Roi du Smoke Meat est ton voisin, il y a de quoi se sentir aristocrate au sang bleu&#8230;et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/11/14/gamiq-2011-belle-machine-pleine-de-gazoline/gamiq-022/" rel="attachment wp-att-305" ><img class="alignnone size-large wp-image-305" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/11/GAMIQ-022-600x450.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p><strong>C&#8217;est sous l&#8217;oeil bienveillant d&#8217;un cochonnet doré que s&#8217;est déroulée la sixième édition du Gala Alternatif de la Musique Indépendante au Québec, au splendide Théâtre Plaza, situé sur la non moins glamour Plaza St-Hubert. Quand </strong>Le Roi du Smoke Meat<strong> est ton voisin, il y a de quoi se sentir aristocrate au sang bleu&#8230;et la thématique culinaire entourant le gala: c&#8217;est relié, tout ça ? Retour sur plusieurs éclats et quelques éclaboussures</strong>.</p>
<p>Il y a eu des grands couronnés au courant de la soirée, dont un <em>power trio </em>formé par Galaxie, Jimmy Hunt et Alaclair Ensemble. Le projet d&#8217;Olivier Langevin s&#8217;est vu remettre la tirelire porcine pour l&#8217;album rock, le spectacle de l&#8217;année, la chanson de l&#8217;année (<em>Piste 1</em>) et l&#8217;artiste de l&#8217;année. Durant ses trois montées sur scène (une quatrième lui est passée sous le nez, alors qu&#8217;il était à la recherche d&#8217;un guichet automatique), Langevin a remercié chaleureusement l&#8217;équipe de C4, ses musiciens et un pote fidèle l&#8217;ayant accompagné durant la confection de <em>Tigre et Diesel</em>: Johnnie Walker, toujours au poste ! Jimmy Hunt est quant à lui reparti avec une boîte de carton et du<em> bubble wrap</em> contenant trois prix, soit pour le vidéoclip de l&#8217;année (<em>Motocross</em>, Yan Giroux), l&#8217;album chanson et pour l&#8217;auteur-compositeur, présenté non seulement par la SOCAN, mais par un Navet Confit à la verve certaine. Poème aux allégories bucoliques et fond musical de sous-bois inclus. La troupe de Maybe Watson et autres Aclairiens s&#8217;est vue remettre le prix pour l&#8217;album hip-hop et a été sacrée Révélation de l&#8217;année, avec raison. Prolifique comme pas un, Alaclair Ensemble défie le vieil adage du &laquo;&nbsp;trop c&#8217;est comme pas assez&nbsp;&raquo; (une leçon qui mériterait d&#8217;être apprise par quelques pop stars adisquées, si je peux me permettre&#8230;) en enlignant réussite après réussite. C&#8217;est toutefois leur grand sens de la théâtralité qui a été mis de l&#8217;avant, alors que le silence d&#8217;un poulet de plastique et ses quelques roucoulements ont fait figure de remerciements, suivi d&#8217;une épopée sur la Conquête en terre québécoise. Mais vous étiez où, vous, quand les cotes d&#8217;écoute de la Soirée des Masques ont chuté ?</p>
<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/11/14/gamiq-2011-belle-machine-pleine-de-gazoline/gamiq-050/" rel="attachment wp-att-304" ><img class="alignnone size-large wp-image-304" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/11/GAMIQ-050-600x450.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Une surprise du côté de la catégorie Étoile montante de l&#8217;année avec The Barr Brothers. Peut-être parce que mes oreilles francophiles attendaient la consécration de Canailles, que Les Revenants se lèvent de leur chaise, ou que Grenadine (votre Julie Brunet du <em>Bangbang</em>, s&#8217;il-vous-plaît) gravisse la scène, toute-de-paillettes-vêtue; même chose pour Tracteur Jack qui avait enflammé le Lion d&#8217;Or lors de la dernière édition des Francouvertes.</p>
<p>Toujours dans le registre de la surprise mais cette fois-ci chez les nominés, Katie Moore a grimpé quelques marches afin de récupérer une tirelire pour <em>Montebello</em>, sacré Album folk/country de l&#8217;année. Si le plus récent effort de Moore n&#8217;a pas retenu mon attention autant que celui de Tire le coyote (viscéral), d&#8217;Amanita Bloom (surprenant) ou de Caloon Saloon (tape, tape, tape du pied), la chanteuse montréalaise a tout de même innové quant à la promotion de <em>Montebello </em>tout en établissant une rare proximité entre le fan et l&#8217;artiste. L&#8217;éloquence était également au rendez-vous,  lors de la remise du prix Album Rock&#8217;n'Roll aux Breastfeeders. Luc Brien, visiblement étonné, a avoué que tout cela lui donne envie de travailler sur un quatrième album: « merci à Bonsound qui sont là depuis le début et qui nous ont sorti de la misère&#8230;pour nous mettre dans une misère moins pire ! ».</p>
<p>Ah, le rock&#8217;n'roll et la délicatesse terminologique que ça implique&#8230; C&#8217;est à une période de l&#8217;histoire qu&#8217;on fait référence ? Une ligne directrice dans la réalisation ? Une attitude D.I.Y pas si mal foutue que ça ? Oui, les Breast&#8217;s ont ce je-ne-sais-quoi que certains qualifieront de « rétro » (ish, <a href="http://www.nightlife.ca/musique/les-breastfeeders-les-piliers-rock-locaux-se-reinventent"  target="_blank">Brien s&#8217;élance , attaque et il compte !</a>), de « yéyé », mais <em>Dans la gueule des jours</em> n&#8217;est-il pas tout simplement un album rock puissant qui, au-delà du style vestimentaire des musiciens, possède une sonorité profondément contemporaine ? Également nommé ici , <em>The Defrosting of&#8230; </em>des Demon&#8217;s Claws a sans aucun doute des relents garage, mais se compare-t-il à Skip Jensen et son <em>Spirit of the Ghost</em> ? Il entre où, le punk, là-dedans ? L&#8217;idée n&#8217;est pas tant de remettre en question les sacro-saintes divisions proposées par le gala (et tous les autres), mais avouez que les frontières de plus en plus poreuses entres les genres musicaux, additionnées à une catégorisation extrême, rendent la tâche plus ambigüe&#8230;Même son de cloche du côté de l&#8217;Album Indie Rock remis à Braids pour <em>Native Speaker</em>, et du <em>Was I the Wave </em>de Miracle Fortress, élu album électro de l&#8217;année.</p>
<p>Mais bon, de retour sur St-Hubert !</p>
<p>Côté prestations, les organisateurs peuvent se vanter d&#8217;avoir offert au public du Théâtre Plaza une variété très satisfaisante. Plus que votre épicier du coin. De Géraldine en passant par les stoïques Charlie Foxtrot et les rythmes latins de Boogat, la scène était animée par une énergie constante et sincère. Buddy McNeil &amp; the Magic Mirrors ont le pied marin plus que jamais (<em>Octopus Hop</em>, petite bombe !); Meta Gruau est sûrement votre groupe préféré sans que vous ne le sachiez (cloche à vache, quand tu nous tiens). Quant à Dance Laury Dance&#8230;que vous trouviez inutile toute renaissance du rock graisseux chevelu importe peu; il faut avouer que le groupe de Québec kicke des culs de loup dans son genre. Ma collègue Kid Kodak Laguë s&#8217;est improvisée <em>headbanger </em>quelques instants, jusqu&#8217;à ce Max Lemire caresse son micro.</p>
<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/11/14/gamiq-2011-belle-machine-pleine-de-gazoline/gamiq-024/" rel="attachment wp-att-302" ><img class="alignnone size-large wp-image-302" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/11/GAMIQ-024-600x461.jpg" alt="" width="600" height="461" /></a></p>
<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/11/14/gamiq-2011-belle-machine-pleine-de-gazoline/gamiq-063/" rel="attachment wp-att-303" ><img class="alignnone size-large wp-image-303" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/11/GAMIQ-063-600x520.jpg" alt="" width="600" height="520" /></a></p>
<p><a href="http://olester.bangbangblog.com/2011/11/14/gamiq-2011-belle-machine-pleine-de-gazoline/gamiq-021/" rel="attachment wp-att-306" ><img class="alignnone size-large wp-image-306" src="http://olester.bangbangblog.com/files/2011/11/GAMIQ-021-600x450.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p>Au milieu de tout ce beau monde, c&#8217;est tout de même Daphnée Brissette et ses Canailles qui ont brillé. Perchée sur un balcon, la bande a interprété des extraits de chansons pour chacun des gagnants, requinquant entre autres le répertoire d&#8217;Alaclair Ensemble (barniques incluses), des Guenilles (album punk de l&#8217;année)&#8230;et de Kataklysm, récipiendaire du prix pour l&#8217;album métal/hardcore. Si le gala a pour mission de souligner et de célébrer la bonne musique de chez nous, Canailles  a  canalisé l&#8217;énergie d&#8217;une province entière en près de deux heures trente. Et pour la quantité d&#8217;alcool ingérée, seul le barman responsable de l&#8217;inventaire pourra trancher.</p>
<p>Un petit bémol, qui ne me fera pas gagner des amis sur un certain réseau social : il y a matière à révision du côté de l&#8217;animation. C&#8217;est plaisant d&#8217;avoir pour présentateurs un couple de musiciens ou d&#8217;artistes (Rej et Navet Confit); ça dynamise le tout, et on a l&#8217;impression qu&#8217;un dialogue plus soutenu s&#8217;installe tout au long de la soirée en variant le format. Rej Laplanche est un très bon v.j. et bien convaincant dans son rôle d&#8217;Hepcat avec The Brains. Aussi peut-être est-ce parce que le public du GAMIQ l&#8217;intimide, mais on repassera pour les blagues du type «j&#8217;ai uriné dans une poubelle» ou les clins d&#8217;oeil à n&#8217;en plus finir au house-band. Je ne pense pas avoir aperçu de matchs de<em> beer pong </em>en cours: le gala n&#8217;est pas juste une compétition entre ivrognes. C&#8217;est une fête oui, mais le party ne lève pas dès les dix premières minutes. Patience, il ne faut pas forcer les choses. Je lance donc un « à l&#8217;an prochain » tourné vers l&#8217;espoir qu&#8217;on aura, bientôt, un Rej rendant honneur à la solidité de notre scène musicale.</p>
<p>La liste complète des gagnants se trouve <a href="http://www.gamiq.net/"  target="_blank"><strong>ici</strong></a> !</p>
<p>P.S. : croyez-vous que Philippe B soit une illusion d&#8217;optique, une belle hallucination sonore ? <em>Variations fantômes</em>, est-ce un album qui ne hante que quelques illuminés ? Il faut croire.</p>
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